Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
sonderlesecritures.com

sonderlesecritures.com

Blog d'évangélisation d'édification et d'aides à l'étude biblique. Quizz bibliques et textes pour les écoles du dimanche.

au commencement 5. CAÏN ET ABEL

 

27

 

5. CAÏN ET ABEL

 

L'opposition entre Caïn et Abel

 

L'Écriture dépeint l'opposition évidente entre les deux frères non seulement en Genèse 4, mais encore en Matthieu 23, 35; Hébreux 11, 4; 1 Jean 3, 7- 12 et Jude 11. Cette différence se remarque dans leur travail, leurs sacrifices et les voies qu'ils suivent. Il s'agit en dernière analyse de l'opposition entre Dieu et le diable, la lumière et les ténèbres, la vie et la mort.

 

L'histoire de Caïn et Abel confirme les paroles de Paul: "Car quelle participation y a- t- il entre la justice et l'iniquité? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres? ... ou quelle part a le croyant avec l'incrédule?" (2 Cor. 6, 14- 15). La différence ne semble pas être si importante au départ, car les deux frères craignent Dieu. Caïn était un homme religieux, mais il finit par vivre sans Dieu dans le monde, et sans espérance (Gen. 4, 16; Éph. 2, 12).

 

Les offrandes des deux frères

 

Au bout de quelque temps, Caïn apporte une offrande à l'Éternel. Mais l'Éternel n'approuve pas son offrande des fruits de la terre qu'il avait labourée.

 

29

 

Caïn ne tient apparemment pas compte du fait que l'abîme entre Dieu et l'homme déchu ne peut être comblé que par un sacrifice de sang, car sans effusion de sang il n'y a pas de rémission (Hébr. 9, 22).

 

Dieu avait par ailleurs maudit le sol (Gen. 3, 17; 5, 29). Caïn n'en tient pas compte non plus et se présente devant Dieu avec le résultat d'un dur labeur, dans l'espoir de recevoir l'appréciation de l'Éternel. Mais Dieu n'approuve pas cette offrande.

 

Il porte au contraire un regard favorable sur Abel et sur son offrande des premiers- nés de son troupeau et de leur graisse (Gen. 4, 4), dont l'odeur Lui est agréable. Par ce sacrifice, Abel trouve grâce aux yeux de Dieu, de même que nous trouvons grâce à Ses yeux par la mort de Christ. Dieu notre Père nous a rendus agréables dans le Bien- aimé, qui s'est livré pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur (Éph. 1, 6; 5, 2).

 

La façon d'agir d'Abel est un témoignage évident du chemin de la vie, que Dieu avait montré à Adam et Eve lorsqu'Il leur donna des vêtements de peau. Caïn essaie de se rapprocher de Dieu par ses propres efforts (Caïn = acquisition). De même, nos bonnes oeuvres ne nous rendront jamais plus agréables aux yeux de Dieu: seule la mort expiatoire d'un sacrifice le peut. C'est ce qu'Abel comprit par la foi, offrant ainsi un sacrifice bien meilleur que celui de Caïn, permettant à l'Éternel de le déclarer juste (Hébr. 11, 4; 1 Jean 3, 12). La prise de conscience de notre propre état de péché et de fragilité nous fait comprendre la

 

30

 

nécessité d'un tel sacrifice. Notons que le nom d'Abel signifie "souffle" ou "ce qui monte".

 

Caïn, le premier meurtrier

 

Mais l'approbation de Dieu pour Abel éveille la jalousie et la haine en Caïn. Il se jette sur son frère et le tue dans les champs (Gen. 4, 8), devenant ainsi le premier meurtrier.

 

Le péché a de multiples formes: pour Adam, il s'agit d'un péché contre Dieu, pour Caïn, d'un péché

 

contre son prochain. En outre, on retrouve chez ce dernier une combinaison d'injustice intérieure et de violence extérieure, l'une et l'autre permettant au péché qui ce trouve dans le coeur de se manifester. Nous lisons plus loin que ces problèmes vont de pair: "La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence" (Gen. 6, 11- 12; voir aussi v. 5).

 

Mais même après ce crime, Dieu use encore de la grâce envers Caïn. Dieu l'avait déjà prévenu de la puissance du mal, vers lequel Caïn se laisse pourtant entraîner. Après la mort d'Abel, Dieu cherche Caïn pour lui demander des comptes. Il sera, c'est vrai, chassé de cette terre, mais sa vie sera protégée. La peine de mort n'avait pas encore été établie (Gen. 9, 5- 6), sinon elle aurait été applicable ici, puisqu'il s'agissait d'un assassinat prémédité. Mais Dieu use de la grâce et met même un signe sur Caïn afin que quiconque le trouve ne le tue point (Gen. 4, 15, 24).

 

31

 

Remarquons tout de même la façon dont Dieu intervient pour venger Abel et le défendre: "La voix du sang de ton frère crie de la terre [jusqu'] à Moi" (Gen. 4, 10). Il intervient comme le Vengeur du sang.

 

Caïn, le premier meurtrier, est une figure évidente de l'Israël incrédule qui se rendra finalement coupable de la mort de Christ. Tout comme Caïn devient errant et vagabond sur la terre, Israël se voit dispersé après avoir tué le Messie. Caïn dut s'enfuir loin de la face de l'Éternel (comp. Jonas 1, 3), et il alla habiter le pays de Nod (= fuite). C'est l'attitude caractéristique de l'homme qui s'est écarté de Dieu et dont les voies l'éloignent de plus en plus de son Créateur. Le chemin de Caïn mène à la perte (Jude 11), et sa confession ne conduit pas à une repentance à salut, mais à la mort (Gen. 4, 13; 2 Cor. 7, 10).

 

Abel et Christ

 

Si nous voyons Abel comme une image de Christ, le Nouveau Testament nous apprend que le sang de Jésus parle mieux que celui d'Abel (Hébr. 12, 24). Ce dernier crie de la terre à Dieu vengeance sur le malfaiteur, tandis que le sang de Christ témoigne de la réconciliation obtenue pour les pécheurs condamnés. La mort de Christ n'apporte pas le châtiment, mais plutôt la rémission des péchés et la rédemption: "Père, pardonne- leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23, 34; Act. 3, 17). Il fut retranché de la terre des vivants, mais cette mort était bien la voie voulue de Dieu pour porter beaucoup de fruit.

 

32

 

C'est par Sa mort et Sa résurrection que Christ est devenu le Fondateur d'une nouvelle génération. Une fois délivré des liens de la mort, Jésus est présent au sein de Son Église pour louer avec elle le nom de Son Père (Ps. 22, 22- 23; Hébr. 2, 12). Après avoir livré Son âme en sacrifice pour le péché et après avoir porté le péché de plusieurs, Il verra une semence, une postérité (És. 53, 10- 12). Il verra le fruit du travail de Son âme, et sera satisfait. Il s'agit en fait de la descendance des croyants.

 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article